Plateau granitique au cœur de la Bretagne intérieure, le Mené déploie ses paysages de landes, de bocage et de forêts aux confins des Côtes-d'Armor et du Morbihan. Territoire de collines, de sources et de mégalithes, le Mené est l'un des pays les plus sauvages et les plus préservés de la Bretagne profonde.
Le Mené est un massif granitique qui s'étend aux confins des Côtes-d'Armor et du Morbihan, formant l'une des zones les plus élevées de la Bretagne intérieure. Ses collines, qui culminent à 340 mètres au signal du Mené, dominent les plaines et les bocages environnants et offrent des panoramas remarquables sur la Bretagne profonde. Ce plateau granitique, balayé par les vents de l'Atlantique, est caractérisé par ses landes de bruyère, ses tourbières, ses forêts de chênes et de hêtres et ses bocages denses.
Le Mené est le château d'eau de la Bretagne centrale. Ses sources alimentent les rivières qui coulent vers l'Atlantique — le Blavet, le Scorff, l'Oust — et vers la Manche — le Gouet, le Trieux. Ces rivières, qui prennent leur source dans les tourbières et les landes du Mené, ont façonné les paysages de la Bretagne intérieure et alimenté les moulins, les forges et les tanneries qui jalonnaient leurs rives.
Le Mené est aussi un territoire de mémoire celtique et médiévale. Ses mégalithes — dolmens, menhirs, allées couvertes — témoignent de l'occupation humaine préhistorique de ce plateau granitique. Les chapelles rurales, les fontaines sacrées et les croix de pierre jalonnant le Mené sont les témoins de la foi profonde de ce pays de Bretagne intérieure, où les pardons et les pèlerinages perpétuent des traditions remontant aux premiers temps du christianisme en Armorique.
Le Mené s'étend aux confins des Côtes-d'Armor et du Morbihan, formant un massif granitique d'une superficie d'environ 400 km². Ce plateau granitique, qui culmine à 340 mètres au signal du Mené, est caractérisé par ses landes de bruyère, ses tourbières, ses forêts de chênes et de hêtres et ses bocages denses. Les paysages du Mené, avec leurs collines arrondies, leurs landes de bruyère et leurs bocages de chênes, sont parmi les plus caractéristiques de la Bretagne intérieure.
Le Blavet, le Scorff et l'Oust prennent leur source dans les tourbières et les landes du Mené et coulent vers le Morbihan et l'Atlantique. Le Gouet et le Trieux prennent leur source dans la partie septentrionale du Mené et coulent vers les Côtes-d'Armor et la Manche. Ces rivières, qui ont façonné les paysages de la Bretagne intérieure, alimentaient autrefois les moulins, les forges et les tanneries qui jalonnaient leurs rives.
Le Mené fut, dès la Préhistoire, un territoire peuplé par les populations néolithiques qui érigèrent les mégalithes jalonnant le plateau granitique. Les Celtes, qui peuplèrent la Bretagne à partir du Ve siècle avant J.-C., firent du Mené un territoire sacré, avec ses sources, ses forêts et ses landes. Les moines irlandais et gallois qui évangélisèrent la Bretagne au Ve et VIe siècle fondèrent les premiers ermitages et les premières chapelles dans les vallées du Mené.
Au Moyen Âge, le Mené fut un territoire partagé entre les vicomtés de Rohan et de Porhoët, deux des grandes familles féodales de la Bretagne. Les châteaux de Corlay et de Loudéac, aux confins du Mené, étaient les centres de ces vicomtés et les points de contrôle des routes traversant le plateau granitique. La guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) et les guerres de Religion marquèrent profondément le Mené, qui fut le théâtre de nombreux combats et sièges.
Le XIXe siècle vit le développement de l'agriculture et de l'élevage dans le Mené, avec l'essor de la production laitière et de l'élevage bovin. Le Mené est aujourd'hui l'un des territoires agricoles les plus importants de la Bretagne intérieure, avec ses exploitations laitières, ses élevages de porcs et ses cultures céréalières.
Le Mené est ce plateau granitique au cœur de la Bretagne intérieure où les landes de bruyère et les tourbières gardent la mémoire des premiers habitants de l'Armorique, où les sources du Blavet et de l'Oust alimentent les rivières du Morbihan, et où les chapelles rurales et les fontaines sacrées perpétuent des traditions remontant aux premiers temps du christianisme en Bretagne — l'un des pays les plus sauvages et les plus préservés de la Bretagne profonde.