Personnage historique • Forez

Bernard Romain

1944–
Peintre-sculpteur des gestes monumentaux et des horizons ouverts

Né à Roanne, dans la Loire historique du Forez, Bernard Romain appartient à cette famille rare d’artistes qui refusent de laisser l’art au seul format du cadre. De la toile au relief, de la façade urbaine au land art, de la falaise normande au quartier européen de Bruxelles, son parcours déploie une même ambition : faire entrer la couleur dans l’espace vécu et donner à l’œuvre une portée presque territoriale.

« J’avais envie de passer à travers la toile, de crever l’espace. » — Bernard Romain

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Un artiste formé très tôt à regarder le monde comme une surface à transformer

Bernard Romain, pseudonyme de Bernard Margotton, naît le 11 février 1944 à Roanne. Cette origine roannaise compte dans sa trajectoire : elle inscrit l’artiste dans un paysage ligérien de passages, de reliefs doux, d’horizons encore ouverts, loin du seul récit parisien de la création. Avant même la reconnaissance publique, il y a donc un ancrage territorial, une mémoire de ville, une appartenance à ce Forez septentrional où l’on apprend à regarder les formes du pays, la pierre, les cours d’eau, les façades, les gestes artisanaux.

Son père, René Margotton, peintre de l’École de Paris et élève de Fernand Léger, l’introduit très tôt dans un univers d’ateliers, de conversations plastiques, de fréquentations artistiques et d’exigence visuelle. Bernard Romain grandit ainsi dans une familiarité concrète avec la peinture, non comme abstraction scolaire, mais comme pratique vivante, presque domestique, où la main, la matière et l’audace du regard se répondent.

Il étudie les arts graphiques et plastiques à Sèvres, puis poursuit à la faculté d’arts plastiques de Paris-Sorbonne. Cette double formation l’ouvre à la fois à la discipline du dessin et à l’élargissement des langages contemporains. Très vite, son œuvre refuse l’enfermement. Le tableau ne lui suffit pas tout à fait : il veut prolonger le geste hors du cadre, faire surgir le volume, travailler la façade, investir le paysage, donner à l’œuvre une dimension physique, habitée, presque respirante.

Depuis les années 1970, il expose régulièrement et construit une trajectoire singulière, à la croisée de la peinture, de la sculpture, de la fresque, du land art et de l’intervention monumentale. Chez lui, l’œuvre n’est pas pensée comme simple objet posé dans un lieu neutre. Elle dialogue avec des villes, des institutions, des reliefs, des mémoires et parfois même avec des communautés entières. Cette manière de travailler explique la force d’un parcours qui passe du Forez natal à Paris, puis à la Normandie, à Bruxelles, aux Canaries et à l’Aude sans jamais perdre son unité intérieure.

Naître dans une maison d’artistes, puis choisir son propre nom

Le choix du pseudonyme « Bernard Romain » n’a rien d’anecdotique. Il dit un désir d’émancipation, ou plutôt une manière de signer son propre territoire intérieur tout en assumant un héritage puissant. Être le fils d’un peintre reconnu, formé auprès de Léger, offre des portes, des références, des exemples. Mais cela impose aussi de trouver sa voix. En adoptant ce nom de scène, Bernard Margotton devient Bernard Romain : non pour rompre avec ses origines, mais pour donner à son travail une identité autonome, immédiatement lisible, mémorable, presque manifeste.

Son rapport à l’enfance semble profondément lié à la fabrication. Sur son site biographique, l’artiste raconte qu’il moulait très tôt des figurines en plâtre et qu’il expérimentait la matière avec une curiosité presque physique. Cette précocité est importante : elle montre que chez lui, la vocation n’est pas seulement culturelle, elle est tactile. Avant même les grands projets, il y a une pulsion de faire, de modeler, d’ouvrir, d’aller derrière la surface.

Le milieu montparnassien que fréquente son père joue également un rôle de fond. Le jeune Bernard y découvre, en témoin discret, le sérieux du travail artistique, la présence d’autres créateurs, l’exigence silencieuse des ateliers. Cette proximité avec l’École de Paris ne produit pas un académisme figé. Elle nourrit au contraire une audace de longue durée : l’idée qu’un artiste peut mêler savoir-faire, liberté, monumentalité et engagement sans renoncer ni à la poésie ni à la lisibilité.

Ainsi s’éclaire l’un des traits les plus marquants de Bernard Romain : il n’oppose pas la peinture de chevalet à l’œuvre publique, ni la finesse du détail à la force spectaculaire du grand format. Tout chez lui procède du même mouvement. La toile apprend le rythme, la sculpture apprend l’espace, la fresque apprend la ville, le land art apprend l’échelle du territoire. Sa carrière se lit comme une amplification continue d’une intuition née très tôt : l’art doit respirer plus large que son support.

Du Tréport à Bruxelles, l’art comme signe visible dans le paysage commun

L’un des gestes les plus marquants de Bernard Romain demeure l’intervention réalisée en 1989 au Tréport, en Normandie, pour le bicentenaire de la Révolution française. Face à la plus haute falaise calcaire d’Europe, l’artiste imagine un dispositif monumental qui transforme la paroi blanche en support symbolique. Le lieu n’est pas choisi au hasard : il offre à la fois l’évidence d’un mur naturel, la puissance du vide maritime et une dimension de spectacle populaire. Bernard Romain ne se contente pas d’y déposer une image ; il fait de la falaise elle-même le partenaire de l’œuvre.

Cette intervention manifeste parfaitement sa manière. L’espace n’est jamais un simple décor. Il est mémoire, histoire, énergie, lecture politique parfois. Dans le contexte du bicentenaire, le geste se charge d’une portée civique : la couleur et le mouvement se mettent au service d’une commémoration qui ne veut pas seulement rappeler le passé, mais le rendre sensible dans le présent.

Une autre œuvre phare, plus durable encore dans l’imaginaire européen, est la statue L’Unité dans la paix, inaugurée à Bruxelles en 2003 au cœur du quartier européen. Plus de cinq mètres de haut, près de huit cents kilos, une composition de bras colorés portant un globe surmonté d’une colombe : l’œuvre affirme d’emblée une vocation symbolique, fraternelle, transnationale. Elle est l’un des repères artistiques les plus lisibles de ce quartier institutionnel.

Mais la singularité du projet tient aussi à sa genèse. Bernard Romain choisit de travailler avec des enfants malvoyants issus de nombreux pays, transformant l’élaboration même de la sculpture en geste de démonstration humaine. L’œuvre ne dit pas seulement l’unité dans la paix ; elle l’incarne dans son processus. Chez lui, l’art public n’est donc jamais pure décoration. Il peut devenir expérience collective, preuve concrète qu’une forme de coopération sensible est possible.

Ces deux réalisations, si différentes dans leur forme, résument bien son parcours. D’un côté, une falaise normande saisie comme support éphémère d’un moment national. De l’autre, une sculpture pérenne inscrite dans le cœur institutionnel de l’Europe. Entre les deux, une même conviction traverse l’œuvre : la création n’est pleinement à sa mesure que lorsqu’elle entre en résonance avec un lieu, une communauté et une idée plus vaste que l’artiste lui-même.

Peinture, sculpture, relief, dripping et monumentalité

Bernard Romain pratique aussi bien l’huile que l’acrylique, en fonction du support, de l’échelle et de l’effet recherché. Cette souplesse technique est essentielle pour comprendre son œuvre. Il n’appartient pas à une orthodoxie plastique qui imposerait un matériau, un format ou une méthode unique. Au contraire, il adapte sans cesse ses moyens à la situation du lieu, à la densité de la surface, à la nature du projet.

Ses peintures emploient volontiers le dripping à la verticale, non comme citation scolaire de l’abstraction américaine, mais comme moyen d’étendre le geste, de déployer la matière dans une énergie qui semble descendre, ruisseler, vibrer. L’effet visuel garde quelque chose de spontané, mais cette spontanéité apparente repose sur une vraie maîtrise des rythmes et de la répartition des masses colorées.

Le passage à la sculpture ne relève pas d’une rupture. Il prolonge un désir ancien d’aller au-delà de la surface, d’ouvrir la toile, de faire exister la forme dans l’espace partagé. Bois, pierre, bronze, résine, façades peintes-sculptées, volumes intégrés au bâti : tout chez Bernard Romain concourt à une œuvre pluridisciplinaire, courbe, dynamique, souvent organique, sensible à la fois au corps humain et aux lignes de la nature.

Cette circulation constante entre médiums explique la forte présence physique de ses réalisations. Même lorsqu’il peint, il pense déjà en termes de relief, de déplacement, de respiration spatiale. Même lorsqu’il sculpte, il reste attentif à la couleur comme énergie d’orientation. Ainsi se constitue un langage plastique qui ne sépare pas l’œil du corps, ni l’émotion du mouvement, ni le monument de la sensation intime.

Le mot « monumental » serait toutefois trompeur s’il laissait croire à un art froid, distant ou écrasant. Chez Bernard Romain, le grand format n’est pas affaire d’autorité sèche. Il sert à redonner de la présence, à rendre les lieux plus lisibles, à faire surgir une joie colorée, un récit, une respiration. Son œuvre la plus vaste garde souvent quelque chose d’invitatif, presque populaire au meilleur sens du terme.

Les Canaries, laboratoire insulaire d’un art à ciel ouvert

Au tournant des années 2000, Bernard Romain s’installe à Tenerife et ouvre une séquence décisive de sa carrière. L’archipel canarien lui offre un autre rapport à la lumière, à la verticalité volcanique, aux façades urbaines, aux circulations entre mer, village et montagne. Pour un artiste si attentif aux territoires, ce déplacement n’est pas un simple exil. C’est un nouvel atelier à l’échelle d’un paysage.

À Santiago del Teide, il intervient notamment sur la façade du Museo del Pescador, vaste ensemble mural et sculpté en hommage aux pêcheurs, puis participe à la « Route de l’art » autour des sept îles. Ces réalisations montrent combien son travail sait s’accorder à des lieux de vie concrets, habités, marqués par la mémoire des métiers, des croyances locales et des circulations maritimes.

Installé à Icod de los Vinos, il prépare de nombreuses expositions et approfondit cette relation féconde entre création et paysage insulaire. Les Canaries l’éloignent du centre français sans l’éloigner de lui-même. Au contraire, elles confirment l’une de ses vérités profondes : l’art gagne en intensité quand il dialogue avec des géographies franches, des reliefs identifiables, des lumières puissantes, des habitants qui peuvent reconnaître quelque chose d’eux-mêmes dans l’œuvre.

L’inauguration d’un musée Bernard Romain à Santiago del Teide en 2010 témoigne de cette reconnaissance locale. Peu d’artistes français peuvent se prévaloir d’une telle inscription durable dans un territoire insulaire étranger. Cela dit beaucoup de sa capacité à nouer avec les lieux une relation qui dépasse la commande ponctuelle. Il ne décore pas seulement un espace ; il s’y lie, au point d’y laisser une mémoire continue.

Dans cette période canarienne, Bernard Romain apparaît pleinement comme un artiste du passage entre les mondes. Roanne n’est pas effacée par Tenerife, pas plus que le Forez n’est dissous dans la Méditerranée atlantique des îles. Le voyage enrichit le regard. Il ajoute des couleurs, des matériaux, des horizons, une expérience concrète des climats et des cultures, sans rompre l’unité d’une œuvre toujours guidée par le même appétit d’espace.

Camurac, Pollestres, l’art rendu à des villages vécus de l’intérieur

Après près de dix années passées aux Canaries, Bernard Romain revient en France et s’installe d’abord à Perpignan, puis dans l’Aude, à Camurac. Ce retour n’a rien d’un repli. Il marque plutôt une nouvelle phase où l’artiste applique à des territoires plus resserrés la même intelligence du lieu qu’il avait développée dans des contextes spectaculaires.

À Camurac, il réalise notamment deux fresques en remerciement à son village d’adoption, dont Camuraconte-moi, peinture-sculpture en trois dimensions placée au centre du village. Le titre lui-même est révélateur : l’œuvre ne s’impose pas comme objet autonome, elle invite le lieu à se raconter, à se regarder autrement, à se relire dans sa propre épaisseur historique.

Cette capacité à honorer des espaces de taille modeste avec la même attention que les grandes commandes publiques est l’un des signes de sa cohérence profonde. Bernard Romain ne hiérarchise pas brutalement les territoires. La grande Europe de Bruxelles, la falaise du Tréport, un bourg de montagne dans l’Aude ou une façade canarienne peuvent tous devenir, selon lui, des supports dignes de création.

On retrouve la même logique dans la présence d’une réplique de L’Unité dans la paix à Pollestres. L’œuvre européenne n’est plus seulement liée au centre bruxellois ; elle se laisse réinterpréter, redéployer, réhabiter dans un autre contexte. Cela prolonge une intuition essentielle de son travail : le symbole n’a de force que s’il peut circuler entre des échelles géographiques et humaines différentes.

Dans ces retours français, Bernard Romain montre donc qu’un artiste du monumental peut rester un artiste de proximité. Il sait faire monument sans écraser, mémoire sans muséifier, couleur sans superficialité. Son geste embellit, mais il cherche aussi à relier, à donner de la dignité, à faire sentir qu’un lieu, même modeste, mérite une forme d’élévation.

Un art qui parle de paix, de regard partagé et d’inclusion

Il serait réducteur de lire Bernard Romain comme un simple virtuose de la couleur ou du grand format. Une part importante de son œuvre touche à des questions de société, de perception et de coexistence. L’exemple le plus fort demeure celui de L’Unité dans la paix, conçue avec des enfants malvoyants. Ce choix engage une vision du monde : la création doit pouvoir accueillir des expériences du sensible que l’on tient trop souvent à distance.

L’œuvre n’illustre pas une idée abstraite d’humanisme. Elle lui donne une matérialité. Les bras entrelacés, la palette des couleurs, la montée vers le globe, la colombe finale : tout concourt à faire de la sculpture une forme claire, immédiatement intelligible, capable de parler à des visiteurs très différents.

Bernard Romain appartient ainsi à une lignée d’artistes pour qui la lisibilité n’est pas une faiblesse. Il ne cherche pas à obscurcir pour paraître profond. Il préfère produire des signes forts, hospitaliers, où le spectateur puisse entrer sans mode d’emploi excessif. Cela ne retire rien à la complexité de son œuvre. Cela lui donne au contraire une portée civique.

Son intérêt pour l’espace public va dans le même sens. Investir un mur, une place, une façade, un carrefour, c’est refuser que l’art reste réservé aux seuls initiés. Cela signifie replacer la forme dans la vie ordinaire, au milieu des circulations, des passants, des habitants, des mémoires locales et des usages concrets.

On peut donc lire Bernard Romain comme un artiste de la relation. Relation entre la surface et le volume. Relation entre l’œuvre et le territoire. Relation entre l’artiste et les habitants. Relation, enfin, entre le geste personnel et un horizon collectif plus large, qu’il soit national, européen ou simplement communal.

Du Roannais natal à l’Europe visible, une géographie de fidélités successives

Le premier territoire de Bernard Romain demeure Roanne, ville de naissance située dans la Loire, au nord du vieux Forez. Cet ancrage ne se résume pas à une mention biographique. Il permet de lire tout son parcours comme une expansion, non comme une dérive. L’artiste part d’un pays concret, d’une province historique, d’une relation précoce aux matières, aux bâtiments, aux paysages structurés par le fleuve et les circulations.

Roanne, le Roannais et plus largement le Forez forment ainsi le socle discret d’un parcours très ouvert. Ils donnent à Bernard Romain un point de départ d’autant plus intéressant qu’il n’est pas une capitale culturelle écrasante. Naître ici, puis aller vers Paris, la Normandie, Bruxelles, Tenerife ou l’Aude, c’est emporter avec soi une province intérieure, une fidélité des origines, une manière de mesurer la valeur d’un lieu autrement qu’à sa seule notoriété.

La Normandie intervient ensuite comme territoire d’affirmation spectaculaire, avec l’œuvre du Tréport. Bruxelles devient le lieu de la portée européenne. Les Canaries ouvrent un horizon insulaire, lumineux et volcanique. Camurac incarne enfin la gratitude du retour, la densité d’un village adopté, la possibilité de laisser une œuvre à hauteur d’habitants.

Cette géographie multiple n’est pas dispersée. Elle compose au contraire une cartographie cohérente de Bernard Romain. L’artiste choisit des lieux où l’espace parle fortement : falaise, quartier symbolique, façade exposée, village perché, terre natale. Chacun devient un chapitre d’une même aventure, celle d’un créateur qui ne sépare jamais sa biographie de la géographie concrète de ses interventions.

C’est pourquoi Bernard Romain trouve naturellement sa place sur SpotRegio. Son œuvre aide à penser ce qu’un territoire peut devenir lorsqu’un artiste le regarde non comme simple décor, mais comme partenaire sensible, récit latent, mémoire à réveiller, scène partagée où la création peut redonner de l’élan au regard commun.

Lieux d’âme et de mémoire

Destins croisés

Pourquoi Bernard Romain compte dans une géographie culturelle des territoires

Bernard Romain n’est pas seulement un artiste qui voyage. C’est un artiste qui révèle les territoires par la manière dont il accepte de travailler avec leur identité matérielle. Une falaise, un musée de pêcheurs, un carrefour européen, un village d’altitude ou une ville natale ne sont pas, dans son œuvre, des toiles de fond interchangeables. Chacun devient un partenaire plastique.

Cette aptitude est particulièrement précieuse pour une lecture SpotRegio. Elle rappelle qu’un personnage historique ou contemporain n’existe jamais seulement par son curriculum ou par son prestige. Il existe aussi par les lieux qu’il transforme, les paysages qu’il interprète, les communautés qu’il rejoint, les mémoires qu’il réactive.

Bernard Romain montre également qu’un territoire peut rayonner sans se réduire à ses seuls monuments classés. Une fresque récente, une sculpture publique, une intervention paysagère peuvent devenir à leur tour des points de repère, des raisons de halte, des motifs de curiosité, des signes d’identité pour habitants et visiteurs.

En ce sens, son parcours parle autant de création que de démocratisation sensible du regard. Il invite à lever les yeux, à relire les façades, à comprendre qu’un lieu peut changer de présence lorsqu’une œuvre juste vient l’habiter.

Voilà pourquoi Bernard Romain mérite d’être lu non comme simple biographie d’artiste, mais comme figure de passage entre art et territoire, entre geste intime et mémoire collective, entre origine roannaise et horizon européen.

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Ainsi se lit Bernard Romain : un artiste né d’un pays précis, devenu voyageur des formes et des lieux, mais toujours fidèle à cette intuition première selon laquelle l’art ne vaut pleinement que lorsqu’il rencontre le monde réel, ses murs, ses falaises, ses villages, ses passants et ses espérances.